La biotech bretonne franchit un cap industriel en produisant désormais, sur l’île vendéenne, 10 tonnes d’Arenicola marina congelés sur l’ancien site de France Turbot. Cette ferme dédiée à la reproduction de vers marins pour la production d’un substitut d’hémoglobine pourrait être dupliquée ailleurs dans le monde.

Pour transformer quinze années de recherche en applications cliniques, Franck Zal, docteur en biologie marine et ancien chercheur au CNRS, fonde Hemarina à Morlaix (Finistère) en 2007. L’entreprise, qui emploie aujourd’hui une vingtaine de salariés, développe des innovations de rupture à partir de cette molécule, baptisée M101. Mélangée à un gel, elle est utilisée comme pansement oxygénant, capable de capter l’oxygène de l’air pour le diffuser dans les zones profondes des plaies ou des brûlures, en déficit d’oxygène. Au-delà des soins cutanés, la molécule a d’autres débouchés : la conservation des organes destinés à la transplantation, le traitement des parodontites ou encore l’amélioration de l’apport en oxygène dans des situations critiques.

Source: Les Echos