Spécialisée dans les contenants en plastique, l’usine de Langeais a vécu un tournant lors de la crise sanitaire. Aujourd’hui, elle fait face à de nouveaux défis, entre approvisionnement et transition écologique, pour pérenniser son activité.
De petits granulés de plastique bleu reposent dans un bac. Insérés dans des machines imposantes et bruyantes, ils sont ensuite fondus et soufflés avant de ressortir sous forme de flacons, puis d’être emballés. Chaque année, les chaînes du site de production de Serioplast, dans la zone industrielle de Langeais, en produisent 52 millions. Une trentaine de salariés – des personnels administratifs, de maintenance, de production, des caristes – contribuent la transformation de 2.100 tonnes de plastiques, dont la moitié est issue de plastique recyclé. Le chiffre d’affaires du site avoisine les huit millions d’euros. Au total, 9 % des produits sont envoyés à l’international.
Créé en 1968, le site a été racheté en 2006 par le groupe italien Serioplast, qui compte trente-quatre sites de production dont un autre en France, 2.000 collaborateurs et 4,4 milliards d’unités par an. Le groupe vient d’ouvrir plusieurs sites aux États-Unis, explique le directeur de site, Alas Vang.
Contrairement au groupe qui produit en majorité des contenants pour produits ménagers, le site de Langeais se destine en grande partie à l’usage pharmaceutique. « Aujourd’hui, on travaille avec un client majeur dans la distribution du gel hydroalcoolique », indique le directeur de site. La pandémie de Covid-19 a notamment été un tournant dans l’évolution de l’activité.
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Le groupe est traversé par les enjeux internationaux liés à l’approvisionnement en matières premières : « Pour l’instant, on a su faire face », souligne Alas Vang. Mais son objet de travail est aussi au cœur des enjeux de pollution comme d’impact sur climat. « Le but du jeu, c’est de pouvoir trouver quelque chose de plus écologique. Il y a toute une recherche pour travailler sur des substituts de plastique, même si c’est difficile pour les liquides. Aujourd’hui, sur le marché, le but est de réduire l’usage du plastique en le remplaçant par du carton. On le voit déjà dans certains emballages, indique Alas Vang. L’idée, c’est aussi de pouvoir réfléchir de la conception jusqu’à la fin de vie du produit pour limiter son impact. »
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Source : La Nouvelle République