Avec neuf adhérents, dont le laboratoire italien Chiesi, Initiative Pharma entend défendre la cause des entreprises pharmaceutiques innovantes et engagées dans la protection de la souveraineté sanitaire du pays.

Le 2 avril dernier, sept laboratoires pharmaceutiques (Sanofi, Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Servier, Théa) ont franchi le pas esquissé en janvier, après leur départ du LEEM : la création d’un nouveau syndicat, Initiative Pharma. L’antienne résume la raison d’être de l’organisation : concilier innovation et souveraineté sanitaire, en négociant directement avec les pouvoirs publics des conditions plus favorables pour les entreprises qui font l’effort de produire de la valeur sur le territoire national. La démarche convainc d’ores et déjà au-delà des sept fondateurs, avec l’adhésion de Chiesi France et de Serb Pharmaceuticals. « Ce n’est pas simplement un nouveau syndicat que nous lançons, c’est une véritable refondation que nous proposons, a estimé Charles Wolf, président d’Initiative Pharma et également directeur général de Sanofi France. Il n’y a pas de souveraineté sans innovation et pas d’innovation sans souveraineté. Les entreprises que nous dirigeons comptent 32 sites et représentent 36 000 emplois en France, soit plus de la moitié des emplois industriels du secteur. Nous investissons chaque année 4 milliards d’euros investis en R&D, ce qui représente 70% des dépenses. »