La medtech girondine Fineheart combine une levée en série C de 35 millions d’euros et un financement européen de 48 millions d’euros pour financer la fabrication en France à l’échelle industrielle de sa mini-pompe cardiaque sans fil.
La start-up bordelaise y travaillait depuis plus d’un an et elle peut désormais aborder les années qui viennent avec davantage de sérénité sur le plan financier. Fineheart vient de boucler un financement considérable de 83 millions d’euros lui permettant de se projeter à l’horizon 2029 pour la mise sur le marché de sa pompe cardiaque sans fil miniaturisée
Une levée de fonds et des financements européens
Ce montant est constitué d’une augmentation de capital en série C de 35 millions d’euros auprès de Pasteur Mutualité, du groupe basque de BTP Etchart et du Conseil européen pour l’innovation (EIC) ainsi que des actionnaires historiques de l’entreprise : la holding des fondateurs, le family office Lurra, les fonds régionaux Irdi et Naco et le groupe d’industrie médicale Doliam. Cette première tranche a vocation à être abondée en 2026 pour atteindre 55 millions d’euros.
S’y ajoute un financement non dilutif de 48 millions d’euros, qui seront versés en plusieurs tranches, dans le cadre du programme européenSanté Tech4Cure. Comme annoncé début septembre, FineHeart y tient le rôle de chef de file européen pour développer la chaîne de valeur des dispositifs médicaux implantables connectés.
Créée il y a une quinzaine d’années, la medtech de 70 salariés développe et fabrique une pompe cardiaque sans fil et miniaturisée pour soulager les patients souffrant d’insuffisance cardiaque avancée. Actuellement en phase d’essais cliniques, cette pompe de 10 centimètres pour moins de 100 grammes permet d’éviter un grand nombre de complications pendant et après l’implantation, tout en dotant les patients d’une autonomie de six heures.
« Le vélo électrique du cœur »
« Notre pompe cardiaque est le vélo électrique du cœur parce qu’au lieu de travailler à la place du cœur, elle se cale sur ses mouvements naturels pour les accompagner », image Arnaud Mascarell, le CEO. Baptisé « Flowmaker », le dispositif a déjà été implanté avec succès chez des humains en République tchèque l’an dernier et doit être testé cette année chez des patients français à Bordeaux et à Nantes.
Source: La Tribune