Le laboratoire britannique GSK entre en phase III de développement, avec sa nouvelle formulation de Ventoline utilisant un gaz propulseur moins impactant pour l’environnement. C’est le site d’Évreux, dans l’Eure, qui a été retenu pour abriter les premières productions, captant l’essentiel du budget alloué à ce programme.

Le laboratoire GSK a choisi de faire confiance à son site d’Évreux, dans l’Eure, pour son projet de « Green Ventoline ». Il était en compétition avec Zebulon, aux États-Unis, et Aranda, en Espagne, ainsi qu’avec une CDMO britannique dont le nom n’a pas été dévoilé. Car tous produisent déjà des aérosols de Ventoline, notamment indiqués contre l’asthme ou la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Tous ces sites pouvaient légitimement revendiquer de produire le nouveau médicament.

« C’est une victoire industrielle pour la France et une victoire humaine pour les salariés », n’a pas manqué de saluer le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, un ex-élu de l’Eure, qui suit de très près le dossier. L’usine, qui emploie plus d’un millier de personnes, va donc recevoir un investissement massif, pouvant atteindre 350 millions d’euros d’ici à la fin de 2025, sur une enveloppe globale de 400 millions de livres (450 M€), allouée au projet « Green Ventoline » par GSK. Ce montant doit permettre à la filiale française de déployer trois nouvelles lignes à Évreux, capables de produire de la Ventoline à plus faible émission carbone : une ligne pilote pour produire les premiers lots d’enregistrement, ainsi que deux nouvelles lignes. Ces dernières devraient être opérationnelles en 2026. À cet effet, un bâtiment existant du site d’Évreux est encours de rénovation dans une logique d’écoconception, afin d’avoir l’empreinte carbone la plus faible possible, en cohérence avec les objectifs environnementaux du groupe.

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Source: L’usine Nouvelle